Appel à contributions | Dossier Mémoires du Capitalisme

Revue, Universidade Federal Fluminense, Brésil

Coordinatrices du dossier:

Caroline Silveira Bauer
Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS)
Laboratório de Estudos sobre os Usos Políticos do Passado (Luppa)
CV: http://lattes.cnpq.br/4294130068781971

Celeste Muñoz Martinez
Universidad Nacional de Educación a Distancia (UNED) European Observatory on Memories (EUROM)
CV: https://portalcientifico.uned.es/investigadores/205130/detalle

Les textes peuvent être soumis en espagnol, français, anglais et portugais.

Instructions aux auteurs: https://www2.historia.uff.br/tempo/instrucoes/

Date limite de soumission : 30 avril 2026
Date de publication : mars/avril 2027

Résumé: Les transformations culturelles, économiques, politiques et sociales vécues au XXe siècle, combinées aux épisodes d’autoritarisme et de violence, ont modifié les relations établies avec le passé et le temps, exigeant de nouvelles approches des notions de mémoire, d’oubli et de temporalité. D’une part, on constate que la mémoire est devenue un devoir, suscitant des situations d’abus, de tyrannie et de saturation ; d’autre part, le passage du temps semble s’être figé dans l’expérience d’un présent d’instants successifs. Dans ce contexte, on observe une divergence dans les discours et les représentations mémorielles concernant la dimension idéologique et politique : alors que les mémoires et les victimes des expériences communistes sont nommées, il existe une absence de (re)connaissance des mémoires et des victimes du capitalisme. Cette proposition de dossier découle d’un projet de recherche collectif intitulé « Mémoires du Capitalisme », lancé en 2023 au Laboratório de Estudos sobre os Usos Políticos do Passado [Laboratoire d’Études sur les Usages Politiques du Passé] (Luppa). Le projet se divise en cinq axes thématiques : 1) Le capitalisme, sa mémoire et sa temporalité ; 2) Mémoires de l’esclavagisme moderne et contemporain ; 3) Mémoires des colonialismes et impérialismes ; 4) Néolibéralisme, Capitalocène et leurs victimes ; et 5) Le capitalisme et sa monumentalisation. L’objectif est ainsi : a) de réfléchir théoriquement aux conditions de production des mémoires du capitalisme et de désignation de ses victimes, à partir d’une compréhension élargie du capitalisme comme rationalité dont la normativité s’est étendue à toutes les dimensions de la vie, affectant le rapport au passé et au temps ; b) à travers des études de cas, d’inscrire et de (re)connaître les mémoires du capitalisme au fil de son histoire, en tenant compte des spécificités des processus mémoriels de chaque époque.